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 Quelle assurance souscrire en cas de covoiturage?

Publié le 24/01/2016

Régulièrement, les pics de pollution aux particules reviennent et perturbent la vie quotidienne. Les jours de grande pollution, sont alors autorisés à circuler les véhicules pairs ou impairs en cas de circulation alternée, ainsi que les voitures comptant au moins trois personnes à bord. Mode de déplacement alternatif en pleine croissance, le covoiturage permet de partager un véhicule en toute convivialité entre collègues pour un trajet domicile-travail.

  1. Choisissez votre mode de covoiturage

Il existe deux façons de covoiturer :

  • Utiliser, à tour de rôle, la voiture de chacun des covoiturés, ces derniers se retrouvant ainsi alternativement conducteur et passager.
  • Utiliser un seul véhicule, avec la participation commune aux frais de carburant et de péage.
  1. Informez votre assureur

Les risques garantis lors de la signature du contrat peuvent se retrouver modifiés en multipliant les passagers et les conducteurs.

En cas de défaut d'information, l'assureur peut refuser la prise en charge de certains dommages en cas d'accident.

  1. Choisissez la bonne assurance

  • Le conducteur du véhicule doit obligatoirement souscrire une assurance auto qui comporte, au minimum, la responsabilité civile. Cette garantie couvre les dommages dont peuvent être victimes les tiers, donc les covoiturés, lors d'un sinistre.
  • En cas de transports de collègues, le conducteur devra s'assurer que les trajets domicile-bureau sont bien couverts par son assurance auto.


Bon à savoir : si le propriétaire du véhicule souhaite « prêter son volant », il devra vérifier que son contrat ne comporte pas une clause de conduite exclusive qui ne permettra pas, le cas échéant, d'indemniser un autre conducteur que celui nommément désigné dans le contrat. Il devra en outre s'assurer qu'il n'y a pas de majoration de franchise en cas de sinistre : c'est le cas notamment lorsque le conducteur occasionnel est titulaire du permis depuis moins de trois ans ou ne peut justifier d'une assurance au cours des 3 années.

Et même si le contrat contient le prêt du volant, c'est dans tous les cas le souscripteur du contrat qui sera pénalisé par un malus même si c'est le conducteur occasionnel qui provoque l'accident.

Certaines plateformes de covoiturage offrent parfois à leurs utilisateurs des garanties supplémentaires gratuites comme par exemple une garantie assistance. Elles peuvent aussi prendre en charge une partie de la franchise en cas de prêt de véhicule entre "covoitureurs", à condition que les conducteurs soient expérimentés (permis depuis plus de 3 ans et/ou assurance antérieure depuis plus de 3 ans). Renseignez-vous avant d'utiliser leurs services afin de déterminer la couverture précise des risques.

  1. Soyez attentif aux risques couverts

En cas de dommages matériels du véhicule, l'indemnisation se fera en fonction des garanties incluses dans le contrat et des responsabilités établies.

Concernant les passagers, ils seront  indemnisés intégralement de leurs dommages corporels et matériels grâce à la garantie obligatoire de responsabilité civile par l'assureur du véhicule, sauf s'ils ont commis une faute inexcusable (comme sauter de la voiture en marche).

Les conducteurs occasionnels victimes d'un accident dont ils sont seuls responsables ne seront couverts que si le contrat d'assurance du véhicule utilisé prévoit une garantie facultative couvrant les préjudices corporels subis par tout conducteur autorisé.

Les conducteurs ayant causé des dégâts matériels  et qui en sont seuls responsables ne seront pris en charge que s'ils ont souscrit une assurance tous risques et tous accidents. Le niveau de garantie le plus bas, à savoir l'assurance au tiers, ne prévoit pas ce type d'indemnisation.

Attention ! Si le conducteur conduit une voiture de fonction, il devra bien vérifier qu'il est autorisé à transporter des passagers. 


copyright Particulier et Finances Editions janvier 2016 Isabelle BUFFLIER

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